« Civilisation » américaine

Ce qu’il est convenu d’appeler « antiaméricanisme », c’est-à-dire « la tendance psychologique à avoir des opinions négatives des États-Unis et de la société américaine en général » (Peter Katzenstein et Robert O. Keohane, [éds.], Anti-Americanisms in World Politics, 1re éd., Cornwell University Press, 2006), se divise en six grands types : libéral, social, nationaliste, radical, slavophile et conservateur révolutionnaire. L’antiaméricanisme libéral reproche aux États-Unis de faire preuve d’hypocrisie et d’égoïsme, d’encourager la liberté du commerce tout en protégeant leur propre économie et, donc, de ne pas être à la hauteur de leurs idéaux dans le domaine économique ; l’antiaméricanisme social leur reproche de ne pas être à la hauteur de leurs idéaux dans le domaine social, de ne pas pousser l’égalitarisme et le multiculturalisme jusqu’à leurs dernières conséquences et de soutenir militairement et politiquement des régimes non démocratiques ; l’antiaméricanisme nationaliste considère la politique américaine comme une menace pour la souveraineté nationale et l’identité nationale. L’antiaméricanisme radical, comme l’a bien résumé J. Joffe, est caractérisé par l’idée que les États-Unis sont « le Mal », la « cité du péché », qu’ils sont une puissance conspiratrice visant à la domination mondiale, que leur politique est responsable de tous les maux du monde et qu’il faut donc tout faire pour échapper à leur influence, soit en les détruisant, soit en se prémunissant contre leurs produits et leurs pratiques corruptrices. Pour les slavophiles, dont le mouvement est né dans les années 1830 et dont l’eurasianisme est, dans une large mesure, l’excroissance, du moins quant à la critique de l’Amérique, l’Occident est fondé sur des bases corrompues : spirituellement, sur un rationalisme scholastique représenté par l’église catholique ; politiquement, sur les conquêtes du Saint Empire Romain Germanique et de l’Allemagne ; socialement, sur l’idée romaine de propriété privée ; l’esprit occidental serait abstrait et fragmenté, alors que l’esprit russe est guidé par la foi ; l’Amérique constitue une variante radicale des tendances européennes modernes : la Russie est fondamentalement chrétienne et communautariste, alors que la société américaine est égoïste et n’a de chrétienne que le nom ; la société russe est caractérisée par la solidarité sociale et la paix, tandis que la société américaine incarne la violence et le désir de réussite individuelle. Certaines de ses critiques seront reprises et développées par ce que l’on peut appeler au sens large les conservateurs révolutionnaires, pour qui l’Amérique n’a aucune culture, n’a pas de lien organique avec le passé et représente les aspects les plus problématiques de la modernité, c’est-à-dire l’industrialisation, la destruction de l’environnement naturel et le mauvais usage de la science et de la technologique, le pouvoir de l’argent roi, le consumérisme, le sécularisme, l’individualisme, le matérialisme, l’égalitarisme (de Tocqueville), le règne sans partage des valeurs commerciales, du capitalisme financier et spéculatif (W. Sombart) : en vertu de quoi F. Nietzsche, quelques années après K. Leontiev, était en droit de décrire l’Amérique comme une extension de l’Europe, sans cependant aller aussi loin que W. Sombart pour qui l’américanisme « n’est rien d’autre que l’esprit juif ayant trouvé son expression définitive ». ; pour A. Hitler., l’Amérique était « complètement enjuivée » et l’empire britannique était « en passe de devenir une colonie des Juifs américains » ; pour O. Spengler, vue encore plus audacieuse qui sera reprise au début des années 1930 dans « Révolte contre le monde moderne » et par M. Heidegger dans « Introduction à la métaphysique » (ouvrage basé sur des conférences qu’il fit en 1935) en 1953, l’américanisme et le bolchevisme, au fond, sont des variations sur le même thème : « dans les deux sociétés, le mode de vie découle du matérialisme » et « la vie (y) est organisée en fonction de l’économie ». Enfin, l’Amérique représente ce qui est « a-historique ». Son manque de sens de l’histoire se traduit par une attitude « samsarique », en vertu de laquelle rien n’est tenu pour permanent et qui est donc fondamentalement opposée à l’attitude de l’homme traditionnel, pour qui le monde repose sur des principes sapientiaux, religieux, philosophiques, existentiels et sociaux stables.

C’est dans cette lignée que se situe la critique evolienne de l’Amérique. « Civiltà americana » est le titre d’une série de six articles parus de 1942 à 1955 et republiés en 1983 par la Fondation J. Evola. Nous en publions ici le plus connu, dans une nouvelle traduction.

La presse américaine a célébré dans le récemment décédé John Dewey la figure la plus représentative de la civilisation américaine. Elle a eu parfaitement raison. Ses théories sont tout à fait représentatives de la vision de l’homme et de la vie qui est au fondement de l’américanisme et de sa « démocratie ».

Le fond de ces théories est le suivant : chacun peut devenir ce qu’il veut, dans la mesure des moyens technologiques dont il dispose. De même, ce n’est pas en raison de sa vraie nature qu’une personne est ce qu’elle est et il n’y a pas de véritable différence, mais uniquement des différences de compétences, entre les personnes. Selon cette théorie, chacun peut être celui qu’il veut être, s’il sait comment se former.

Il en est évidemment ainsi pour le self-made man ; dans une société qui ne sait absolument plus ce qu’est la tradition, la notion d’élévation personnelle s’applique à tous les aspects de l’existence, renforçant la doctrine égalitaire de la pure démocratie. Si l’on part de ces idées, alors il faut renoncer à toute diversité naturelle. Chaque personne peut supposer qu’elle possède les aptitudes de n’importe qui d’autre et les termes de « supérieur » et d’ « inférieur » perdent leur sens ; tous les modes de vie sont accessibles à tous. À toutes les conceptions organiques de la vie les Américains opposent une conception mécanique. Dans une société qui est « partie de zéro », tout est caractérisé par l’invention pure et simple. Dans la société américaine, les apparences sont des masques et non des visages. En même temps, les adeptes du mode de vie américain sont hostiles à la personnalité.

« L’ouverture d’esprit » des Américains, qui est parfois mise à leur actif, est l’autre face de leur absence de forme intérieure. Il en est de même pour leur « individualisme ». L’individualisme et la personnalité sont différents : celui-là appartient au monde sans forme de la quantité ; celui-ci, au monde de la qualité et de la hiérarchie. Les Américains sont la réfutation vivante de l’axiome cartésien « je pense, donc je suis » : les Américains ne pensent pas, mais ils sont. L’ « esprit » américain, puéril et primitif, n’a pas de forme caractéristique et est par conséquent exposé à toutes sortes de standardisation.

Dans une civilisation supérieure, comme, par exemple, celle des Indo-aryens, l’être qui n’a pas de forme caractéristique ou n’appartient à aucune caste (au sens originel du mot), pas même pas à celle des serviteurs ou sûdra apparaîtrait comme un paria. À cet égard, l’Amérique est une société de parias. Les parias ont une fonction. Ils sont assujettis aux êtres dont la forme et les lois internes sont précisément définies. Au contraire, les parias modernes cherchent à devenir eux-mêmes dominants et à exercer leur domination sur le monde entier.

On pense généralement que les États-Unis sont une « nation jeune » qui a un « bel avenir devant elle ». On décrit alors ses défauts évidents comme des « erreurs de jeunesse » ou des « problèmes de croissance ». Il n’est pas difficile de voir que le mythe du « progrès » est pour beaucoup dans cette opinion. En vertu de l’idée que tout ce qui est nouveau est bon, l’Amérique a un rôle privilégié à jouer parmi les nations civilisées. Les États-Unis intervinrent dans la première guerre mondiale en champion du « monde civilisé ». La nation « la plus évoluée » n’avait pas seulement le droit, mais aussi le devoir, d’intervenir dans le destin des autres peuples.

Cependant, la structure de l’histoire est cyclique et non évolutionnaire. Il est loin d’être vrai que les civilisations les plus récentes soient nécessairement « supérieures ». En fait, elles peuvent être déliquescentes et décadentes. Il y a une correspondance nécessaire entre les phases les plus avancées et les phases les plus primitives d’un cycle historique. L’Amérique est la phase finale de l’Europe moderne. Guénon appela les États-Unis « l’Extrême-Occident », néologisme qui signifie que les États-Unis constituent la reductio ad absurdum des aspects négatifs les plus déliquescents de la civilisation occidentale. Ce qui existe sous une forme diluée en Europe est amplifié et concentré aux États-Unis, ce qui fait qu’ils montrent des symptômes de désintégration et de régression culturelle et humaine. La mentalité américaine ne peut être interprétée que comme un exemple de régression, qui se révèle dans son insensibilité à tous les intérêts supérieurs et dans son incompréhension pour toute sensibilité supérieure. L’esprit américain est étroit, limité à tout ce qui est immédiat et simpliste, en conséquence de quoi tout devient inéluctablement banal et grossier, tout est nivelé et, en fin de compte, privé de vie spirituelle. La vie elle-même, d’un point de vue américain, est entièrement mécanique. Le sentiment du « moi » en Amérique appartient entièrement au plan physique de l’existence. L’Américain typique ne sait pas ce que sont les dilemmes spirituels, ni les complications : c’est un suiveur et un conformiste « né ».

Ce n’est qu’en apparence que l’esprit primitif américain peut être comparé à un esprit jeune. L’esprit américain est un trait de la société régressive dont nous avons déjà parlé.

Moralité américaine

Le sex-appeal tant vanté des femmes américaines trouve sa source dans les films, les magazines et les photos de pin-up et est, en grande partie, fictif. Une enquête médicale récemment faite aux États-Unis a montré que 75% des jeunes femmes américaines n’ont pas de grands besoins sexuels et que, au lieu de satisfaire leur libido, elles cherchent à obtenir du plaisir narcissiquement, par l’exhibitionnisme, la vanité et un culte stérile de la culture physique et de la santé. Les filles américaines n’ont pas de « complexes sexuels » ; elles sont « faciles à vivre » pour l’homme qui voit tout le processus sexuel comme quelque chose d’isolé et le rend ainsi inintéressant et prosaïque, ce qu’il est effectivement censé être à ce niveau. Ainsi, après avoir été emmenée au cinéma ou danser, la fille, conformément aux usages de la société américaine, se laisse embrasser – ce qui ne signifie rien. Les femmes américaines sont généralement frigides et matérialistes. L’homme qui « sait s’y prendre » avec une fille américaine a des obligations matérielles envers elle. La femme lui a accordé une faveur matérielle. Dans les cas de divorce, la loi américaine favorise beaucoup la femme. Les femmes américaines divorcent volontiers, lorsqu’elles trouvent un meilleur parti. En Amérique, il est fréquent qu’une femme mariée soit déjà « fiancée » à un futur mari, l’homme qu’elle a l’intention d’épouser après un divorce lucratif.

« Nos » médias américains

L’américanisation en Europe est généralisée et évidente. En Italie, c’est un phénomène qui se développe rapidement dans ces années d’après-guerre et est considéré par la plupart des gens, sinon avec enthousiasme, du moins comme quelque chose de naturel. Il y a quelque temps, j’ai écrit que, des deux plus grands dangers auxquels est confrontée l’Europe – l’américanisme et le communisme -, c’est le premier qui est le plus insidieux. Le communisme ne constitue un danger que sous la forme brutale et catastrophique d’une prise de pouvoir directe par les communistes. En revanche, l’américanisation gagne du terrain par un processus d’infiltration graduelle, faisant subir aux mentalités et aux mœurs des changements qui semblent inoffensifs en eux-mêmes, mais qui finissent par causer une déformation et une dégradation fondamentales qu’il est impossible de combattre autrement qu’intérieurement.

C’est justement par rapport à cette opposition intérieure que la plupart des Italiens semblent faibles. Oubliant leur propre héritage culturel, ils se tournent volontiers vers les États-Unis comme s’ils étaient le chef de famille du monde. Celui qui veut être moderne doit s’évaluer selon les critères américains. Il est pitoyable de voir un pays européen s’avilir de cette manière. La vénération de l’Amérique n’a rien à voir avec un intérêt culturel pour le mode de vie des autres peuples. Au contraire, la servilité envers les États-Unis laisse à penser qu’il n’y a aucun autre mode de vie digne d’être comparé à celui de l’Amérique.

Notre service de radio est américanisé. Sans aucun critère pour déterminer ce qui est supérieur et ce qui inférieur, il ne fait que suivre les thèmes à la mode et vendre ce qui est considéré comme « acceptable » – acceptable pour la partie la plus américanisée, c’est-à-dire la plus dégénérée, du public. Les autres sont entraînés dans son sillage. Même la façon de présenter les programmes radio s’est américanisée. « Qui, après avoir écouté une émission de radio américaine, peut réprimer un frisson, lorsqu’il se rend compte que le seul moyen d’échapper au communisme est de s’américaniser ? ». Ces mots ne sont pas ceux d’un étranger, mais d’un sociologue américain, James Burnham, professeur à l’Université de Princeton. Le fait que ce jugement soit porté par un Américain devrait faire rougir de honte les programmeurs de la radio italienne.

La conséquence de la démocratie du « faites ce qui vous plaît » est l’intoxication de la plus grande partie de la population, qui accepte n’importe quoi et qui, quand elle n’est pas guidée par une force et un idéal, perd trop facilement tout sens de sa propre identité.

L’Ordre industriel en Amérique

Dans son étude classique sur le capitalisme, Werner Sombart a résumé la dernière phase du capitalisme par l’adage Fiat producto, pareat homo. Dans sa forme extrême, le capitalisme est un système dans lequel la valeur d’un homme dépend exclusivement de la production de marchandises et de l’invention de moyens de production. Les doctrines socialistes sont apparues en réaction au manque de considération de ce système pour l’homme.

Une nouvelle phase a commencé aux États-Unis, où il y a eu un regain d’intérêt pour ce que l’on appelle les relations de travail. À première vue, il semble que ce soit une amélioration : en réalité, c’est un phénomène délétère. Les entrepreneurs et les employeurs ont fini par se rendre compte de l’importance du « facteur humain » dans une économie de production et que c’est une erreur d’ignorer l’individu qui travaille dans l’industrie : ses motivations, ses sentiments, sa vie au travail. Ainsi, toute une école d’étude des relations humaines dans l’industrie s’est développée, fondée sur le behaviourisme. Des études comme Human Relations in Industry de B. Gardner et G. Moore ont fourni une analyse minutieuse du comportement des employés et de leurs motivations dans le but précis de définir les meilleurs moyens pour prévenir tous les facteurs qui peuvent entraver la maximisation de la production. Certaines études n’ont certainement pas été réalisées auprès des ouvriers, mais auprès de la direction, soutenue par des spécialistes de différentes écoles. Les enquêtes sociologiques vont jusqu’à analyser le milieu social des employés. Ce genre d’étude a un objectif pratique : le maintien de la satisfaction psychologique de l’employé est aussi important que celui de sa satisfaction physique. Dans les cas où l’on a affaire à un travailleur dont le travail monotone ne demande pas beaucoup de concentration, les études attirent l’attention sur le « danger » qu’une distraction puisse finir par rejaillir négativement sur son attitude envers le travail.

La vie privée des employés n’est pas oubliée – d’où l’augmentation de ce que l’on appelle l’assistance personnelle. On fait venir des spécialistes pour faire disparaître l’anxiété, les troubles psychologiques et les « complexes » de non adaptation et on va même jusqu’à donner des conseils sur les problèmes les plus personnels. C’est là une technique clairement psychanalytique et l’une des plus utilisées est de laisser « parler librement » le sujet et de mettre en relief les résultats obtenus par cette « catharsis ».

Rien de tout cela ne concerne l’amélioration spirituelle des êtres humains ou les vrais problèmes humains, tels qu’un Européen les comprendrait dans cet « âge de l’économie ». De l’autre côté du Rideau de Fer, l’homme est traité comme une bête de somme et maintenu dans l’obéissance par la terreur et la famine. Aux États-Unis, l’homme est considéré uniquement comme un travailleur et un consommateur ; aucun aspect de sa vie intérieure n’est négligé et chaque élément de son existence tend vers le même but. Au « pays de la liberté », par tous les moyens, on dit à l’homme qu’il a atteint un bonheur inespéré jusqu’ici. Il oublie qui il est, d’où il est venu et jouit du présent.

La « démocratie » américaine dans l’industrie

Il y a aux États-Unis une divergence significative et grandissante entre les valeurs de l’idéologie politique dominante et les véritables structures économiques de la nation. Une grande partie des études sur le sujet portent sur la « morphologie du travail ». Les études corroborent l’impression que l’entreprise américaine est très loin du type d’organisation qui correspond à l’idéal démocratique de la propagande américaine. Les entreprises américaines ont une structure « pyramidale ». Elles constituent, à leur sommet, une hiérarchie articulée. Les grandes entreprises américaines sont dirigées de la même façon que les ministères gouvernementaux et sont organisées de façon similaire. Elles ont des organes de coordination et de contrôle qui séparent leurs dirigeants de la masse des employés. Plutôt que de devenir plus flexible dans un sens social, « la classe des organisateurs » (Burnham) devient plus autocratique que jamais – ce qui n’est pas sans rapport avec la politique étrangère américaine.

C’est la fin d’une illusion américaine de plus. L’Amérique est « le pays où tout est possible », où les occasions ne manquent pas pour ceux qui sont capables de les saisir, un pays où tout le monde peut passer de la misère à la richesse. D’abord, il s’agit pour tous de traverser la « frontière ouverte ». Celle-ci se ferma et la nouvelle « frontière ouverte » fut le ciel, les possibilités illimitées de l’industrie et du commerce. Comme l’ont montré Gardner, Moore et bien d’autres, celle-ci n’est plus illimitée non plus et les occasions se font de plus en plus rares. Étant donné la spécialisation croissante du travail dans le processus de production et l’importance de plus en plus grande accordée aux « qualifications », ce qui semblait autrefois évident aux Américains – c’est-à-dire que leurs enfants « iraient plus loin » qu’eux – n’est absolument plus évident pour beaucoup de gens. Ainsi, dans la démocratie politique des États-Unis, la force et la puissance du pays, c’est-à-dire l’industrie et l’économie, deviennent, d’une façon de plus en plus manifeste, anti-démocratiques. La question est alors de savoir si la réalité doit s’adapter à l’idéologie ou si, au contraire, l’idéologie doit s’adapter à la réalité. Jusqu’à ces derniers temps, l’immense majorité des gens étaient en faveur de la première alternative ; des voix s’élèvent pour demander le retour à la « vraie Amérique » de l’entreprise sans entraves et de l’individu libre du contrôle du gouvernement central. Cependant, il y a aussi ceux qui préféreraient limiter la démocratie pour pouvoir adapter la théorie politique à la réalité commerciale. Si le masque de la « démocratie » américaine tombait, on verrait clairement à quel point la « démocratie » en Amérique (et partout ailleurs) n’est que l’instrument d’une oligarchie qui suit une méthode d’ « action indirecte », s’assurant la possibilité d’abuser et de tromper sur une grande échelle tous ceux qui acceptent un système hiérarchique parce qu’ils pensent qu’il est juste. Ce dilemme que la « démocratie » soulève aux États-Unis pourrait donner lieu un jour à d’intéressants développements.

Julius EVOLA

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